Mardi 10 novembre 2009
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Chaque moulin traditionnel est une source infinie de poésie et de nostalgie. Les nouvelles techniques d'extraction ont néanmoins
provoqué une amélioration qualitative de l'huile.
Un simple pressage ne suffit pas pour obtenir de l'huile, il faut auparavant passer par le stade du broyage et du malaxage. Les étapes initiales communes à toutes les méthodes sont l'effeuillage,
l'épierrage et plusieurs lavages.
Les méthodes traditionnelles
Revenons quelques siècles en arrière. Des animaux ou l'énergie hydraulique faisaient tourner des meules en pierre sur les fruits pendant des heures pour obtenir une pâte homogène. On plaçait
celle-ci sous des presses actionnées par l'homme et on récoltait l'huile de première pression à froid. Le rendement était très faible lors de cette première opération. On rajoutait donc de l'eau
bouillante sur les scourtins et on pressait à nouveau, on obtenait une deuxième pression à chaud. Cette technique n'est plus utilisée depuis des lustres, les presses mécaniques ou hydrauliques
développent des forces de l'ordre de 400 kg par cm² qui rendent superflue toute deuxième pression.
La méthode génoise
Cette technique de trituration ne se rencontre guère que dans le Comté de Nice où l'eau est abondante. Les meules en pierre broient et malaxent les olives à sec puis la "piste" est remplie d'eau,
la meule continue à tourner longtemps. Lorsque lou déficié (le moulinier) stoppe le mécanisme, l'huile et la pulpe remontent à la surface. A la manière des récolteurs de sel, il ratisse
la surface. Il filtre et décante manuellement pour récupérer la "fleur d'olive". Ensuite, par un jeu astucieux de nombreux bacs de décantation et d'ustensiles appropriés, l'essentiel de l'huile
est récupéré sans pressage. La pâte résiduelle est placée dans des scourtins et pressée. Cette méthode est sans doute la plus spectaculaire et la plus sensuelle (chaque geste est un rituel) pour
obtenir une huile très douce. Ces moulins sont particulièrement menacés par les législations antipollution... au grand dam des anguilles qui proliféraient dans les cours d'eau niçois.
La trituration à sec
La plupart des moulins français fonctionnaient de cette manière. L'olive est broyée par des meules, la pâte obtenue est malaxée avec de l'eau pour devenir homogène puis placée dans des scourtins
qui sont placés sous des presses. L'huile est filtrée ou décante naturellement.
Les méthodes modernes
On n'arrête pas le progrès, les nouvelles machines permettent un travail plus rapide et une incontestable amélioration de la qualité du produit.
Les moulins hybrides
Nombre de moulins traditionnels modernisent peu à peu leur équipement. Les olives sont convoyées, effeuillées et lavées automatiquement. Les meules modernes tournent bien plus rapidement dans un
bac en acier inoxydable. Un malaxeur à vis sans fin diminue le temps de meulage. Les meules peuvent même être remplacées par un broyeur à marteaux.
Enfin, des centrifugeuses et des décanteurs évitent l'utilisation des scourtins et des super-presses. Le travail perd en poésie, mais l'efficacité est au rendez-vous.
Les moulins à chaîne continue
Dans ce système, l'alimentation en olives est effectuée en continu. Elles sont lavées, broyées, malaxées, puis centrifugées plusieurs fois et ressortent sous forme d'huile, d'eau (margines) et de
grignons. Récemment sont apparus des modèles de petite taille nettement moins chers que les installations classiques.
Comment obtenir son huile
Il est évidemment plus aisé de choisir son moulin dans le Var, par exemple, entre 20 et 30 moulins en activité, que dans les Pyrénées-Orientales, un seul moulin.
Le système coopératif
Les coopératives acceptent les olives quelle que soit la quantité. Un petit producteur peut très bien amener une trentaine de kilos, il obtiendra une part de la production du moulin. Par contre,
il n'obtiendra pas sa propre huile.
Pour obtenir un tirage réservé, il faut apporter en une fois 250, 300, voire 700 kg d'olives fraîchement cueillies.
Les moulins privés
Les moulins à meule et à scourtins ne peuvent pas fonctionner sans une charge minimum, par contre les petites chaînes continues sont beaucoup plus souples. Pour un prix de trituration au kilo
plus élevé (incluant le temps perdu de lavage et de mise en route de la machine), certains mouliniers et même quelques coopératives acceptent de réaliser des "pistes" de 150 kg, voire moins. Un
particulier qui dispose de quelques arbres peut donc repartir avec "son" huile.
Des "micro-moulins" à chaîne continue sont apparus sur le marché. Leurs résultats tant en terme de qualité que de coût sont prometteurs. De nombreux oléiculteurs franchissent le pas et triturent
eux-mêmes leurs olives.
Par LE CLOS D'OLIVIER
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Vendredi 23 octobre 2009
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14:00
Toutes les variétés, loin de là, ne conviennent pas à l'élaboration d'olives de table, vertes ou noires. Certes, on peut toutes les
désamériser par diverses méthodes, mais la qualité est rarement au rendez-vous.
En caricaturant un peu, on peut dire que les olives vertes sont plutôt appréciées pour leur aspect et la fermeté de leur chair que pour leur goût. Celui-ci leur est essentiellement apporté par
l'assaisonnement.
Les olives préparées au sel uniquement
Cette façon de procéder est la plus respectueuse du goût intrinsèque. Elle est généralement réservée aux fruits cueillis à pleine maturité, mais certaines olives vertes sont traitées uniquement
au sel.
Méthode niçoise
Peu de variétés conviennent à ce type de désamérisation très simple. Après récolte et lavage, les olives sont plongées dans une saumure contenant 10 % de sel marin et stockées dans un endroit
frais et sombre (cave à vin). Au bout de quatre mois, on remplace l'eau par une saumure dosée à 8 %. On répète l'opération en fin d'été en utilisant cette fois 6 % de sel. Les olives sont prêtes
à consommer au bout de cinq à six mois pour la variété Cailletier et jusqu'à huit mois pour les fruits les plus charnus.
Méthodes nyonsaises
Ces fruits, cueillis tardivement, sont ridés par le froid. La méthode la plus pratiquée est sensiblement la même qu'en pays niçois mais les olives ne sont pas vendues dans leur saumure qui est
réutilisée après filtrage ou décantation d'année en année. Les olives simplement piquées et saupoudrées de sel fin sont délicieuses, mais doivent être consommées très rapidement.
Les olives à ragoût
Les olives noires sont piquées, puis recouvertes de gros sel en alternant dans un panier d'osier une couche d'olives et une couche de sel. Pendant deux à quatre mois, les fruits sont remués
régulièrement. L'inconvénient de cette méthode, pratiquée surtout sur les Grossane, est de donner des fruits très salés convenant surtout pour la cuisson.
A l'eau courante, puis au sel
Les olives sont cassées ou tailladées puis plongées pendant plusieurs jours dans l'eau courante (fontaine, source). Lorsque le fruit a perdu l'essentiel de son amertume, il est mis dans une
saumure contenant 5 % de sel marin. Cette méthode permet de désamériser toutes les olives. La durée du trempage dépend de la variété, de la taille et de la maturité des fruits. La qualité
gustative est moyenne et la durée de conservation très limitée.
La désamérisation à la soude
La plupart des olives vertes et de nombreuses olives noires sont désamérisées par une brève immersion dans un bain à base de lessive de soude.
La lessive
Les olives sont immergées dans un bain contenant 1,5 à 2 % de lessive de soude. Prévoir environ un litre et demi de liquide par kilo d'olives. Au bout de trois ou quatre heures, la soude aura
commencé son action et bruni la partie extérieure de la pulpe. Lorsque les 2/3 de l'épaisseur de la pulpe auront changé de couleur, il sera temps de passer au rinçage.
Le rinçage
Les olives doivent impérativement être rincées à plusieurs reprises pour éliminer toute trace de soude. On ne cessera les rinçages que lorsque l'eau restera totalement claire pendant au moins
quatre heures.
En règle générale, il faut rincer les olives deux fois par jour pendant trois semaines jusqu'à élimination complète du produit.
La mise en saumure
La saumure utilisée contient généralement 5 % de sel marin. Quelques jours plus tard, on rajoutera 20 grammes supplémentaires par litre d'eau.
Le noircissement artificiel
Certaines olives vertes sont noircies artificiellement à l'aide d'injection d'oxygène et d'un produit (le glutamate ferreux) stabilisant la coloration. Ces olives n'ont gustativement rien à voir
avec des olives noires uniquement traitées en saumure.
L'assaisonnement
L'identité gustative des olives désamérisées à la soude est apportée par le savoir-faire du confiseur, mais surtout par l'adjonction ultérieure d'aromates.
La soude supprime en partie le goût d'olive, typique des fruits désamérisés au sel.
La qualité du produit fini est alors intimement liée à l'assaisonnement. On peut rajouter dans le bocal des herbes de Provence, du fenouil et même du citron.
On peut aussi les dénoyauter et les farcir avec des anchois, des piments ou des amandes.
La pâte d'olives
La différence entre la tapenade et la pâte d'olives est évidente. Comme son nom l'indique (tapena signifie câpres en provençal), la tapenade est une préparation à base de câpres,
d'anchois et d'olives. La pâte d'olives est par contre un produit brut uniquement constitué de pulpe d'olives noires préalablement désamérisées en saumure. Les olives sont ensuite rincées à
grande eau et disposées sur des claies pour quelques jours de séchage. Enfin, une petite centrifugeuse suffit pour séparer la pâte des noyaux, on rajoute simplement 8 à 10 % d'huile d'olive pour
améliorer son onctuosité et favoriser sa conservation.
La variété Cailletier convient particulièrement bien à cette transformation et il existe une AOC Pâte d'olives de Nice.
Par LE CLOS D'OLIVIER
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Vendredi 23 octobre 2009
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11:09
Bonjour Madame,
Votre question est la suivante : désamérisation des olives
Je n'ai qu'un olivier mais il donne beaucoup de fruits (verts et noirs en ce moment). Puis-je les cueillir tous à la fois ? Merci de me donner des recettes pour conserver et consommer ces
olives. Soude, potasse ou sel ? Comment ? Combien ? Combien de temps ?
Ma réponse :
Si vos olives sont en même temps vertes et noires cela veut certainement dire qu'elles ont été piquées, donc il est impossible de faire des olives de table. Normalement, la période pour cela va
du 15 septembre au 1er octobre, dernier délai. Actuellement il est déjà trop tard pour faire des olives de table.
Si elles sont bien vertes et qu'elles n'ont pas viré, vous pouvez utiliser la lessive de soude que vous trouverez en droguerie ou au rayon droguerie de votre supermarché habituel.
Mais je vous conseille plutôt d'attendre qu'elles soient vraiment toutes noires pour les préparer. Vous les écrasez et les mettez au sel. Pour information, je vais écrire un article sur les
olives de table, vous pourrez mieux comprendre de quoi je vous parle et aurez le mode d'emploi exact pour la préparation des olives avec les différentes méthodes possibles à appliquer.
Par LE CLOS D'OLIVIER
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Lundi 12 octobre 2009
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10:10
Monsieur,
Merci pour votre question et votre compliment sur mon blog.
Votre question est la suivante :
" Avez-vous une idée de la vitesse de pousse des racines des oliviers par an ? "
Je ne peux pas vous dire exactement de combien de centimètres poussent les racines d'un olivier par an, mais ce que je peux dire, c'est que l'olivier est un arbre qui a un enracinement
superficiel. L'enracinement est identique à la surface que prend l'arbre. Par exemple, s'il fait 2 m² de diamètre, il a autant en racine.
En général, la profondeur d'enracinement est comprise entre 1,25 m et 1,80 m. Cependant, le chevelu racinaire se limite au premier mètre de sol selon les disponibilités en eau. Au-delà du premier
mètre, on retrouve des racines permettant l'alimentation de l'arbre en cas de sécheresse. De plus, les racines principales dépassent peu l’aplomb de la frondaison, contrairement aux racines
secondaires et aux radicelles qui peuvent explorer une surface de sol considérable.
Par contre, concernant l'opération de labour que vous comptez effectuer, je vous conseille de ne pas labourer trop près de l'arbre sinon vous prenez le risque de faire mourir les
radicelles.
Par LE CLOS D'OLIVIER
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Lundi 7 septembre 2009
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10:58
La taille est une pratique tout autant culturelle que culturale. D'une vallée à l'autre, voire d'un champ à l'autre, les méthodes
diffèrent parfois du tout au tout. Les accidents climatiques, la variété cultivée, les coutumes locales ont une grande influence sur la conduite de la taille, mais la personnalité du tailleur est
prépondérante.
La taille de formation
L'olivier est un arbre très plastique, il est facile de lui faire adopter la forme désirée dès ses premières années.
Le premier but recherché est d'obtenir un tronc qui permettra le passage des engins et éloignera les fruits du sol.
L'année de plantation
Si vous avez planté en automne ou au printemps, les jeunes plantations seront bien reparties en début d'été. Il sera alors aisé de repérer la pousse la plus vigoureuse et la plus
verticale. Pincez-la à la hauteur où vous souhaitez obtenir les premières branches charpentières. Rengainez votre sécateur qui ne servira plus cette année, il est en effet essentiel de ne pas
diminuer la surface chlorophyllienne pour alimenter les racines en sève élaborée. D'un coup d'ongle, vous pouvez éliminer les jeunes pousses mal placées, mais rien de plus.
Les printemps suivants
Si vous avez bien préparé votre sol, suivi les arrosages et la fertilisation, vos arbres doivent déborder d'énergie. Eliminez les pousses basses pour favoriser le tronc, mais agissez
en douceur. Toute feuille exposée au soleil est un capteur d'énergie solaire, sa suppression ralentira la croissance de l'arbre.
Un an plus tard, vous pourrez sélectionner les premières charpentières. Votre coupe de l'an dernier aura provoqué de nombreux départs de végétation qui se seront concurrencés. Selon la variété,
la région, la tradition, le microclimat... ou vos goûts, vous pourrez privilégier trois, quatre ou cinq charpentières qui formeront le premier étage de la végétation. Prenez garde à répartir les
départs à différents niveaux sur le tronc pour renforcer la solidité de l'arbre.
Vos oliviers commencent à prendre forme, profitez-en pour soigner leur tuteurage en région ventée afin d'éviter qu'ils ne soient sculptés par le mistral ou la tramontane.
Vérifiez également les protections contre les rongeurs.
L'arbre en formation
Si tout se passe bien, le tronc sélectionné aura pris de belles proportions, supprimez donc les pousses inférieures qui n'auront pas d'avenir. Le moment sera venu de pincer les
charpentières afin de former le deuxième étage de végétation. Selon la variété, on les coupera à 40 ou 60 cm du tronc.
L'année suivante, on sélectionnera deux pousses par charpentières pour former le troisième étage. L'arbre, s'il est issu d'une pépinière sérieuse et bien choyé, se met en production trois à six
ans après sa plantation.
La taille de restauration
Les années qui suivent une taille sévère de régénération sont capitales pour la reprise de l'arbre.
Le cas des arbres recépés
Dans les cas les plus extrêmes, notamment lorsque les arbres ont subi un gel extrême, les troncs sont coupés au ras du sol.
Dès le printemps suivant, l'arbre réagira en émettant quantité de rejets. Vous pourrez reconstruire un arbre monotronc ou privilégierez deux, trois ou quatre tiges réparties autour de la souche.
Intervenez plusieurs fois pendant l'été pour éliminer toutes les pousses concurrentes.
La suite de la taille est la même que dans le cas des jeunes plants (établissement de charpentières et sous-charpentières) à la différence près que les arbres recépés poussent beaucoup plus vite
et demandent un suivi rigoureux.
Après une taille sévère
Pour favoriser les opérations de récolte et d'entretien, il est parfois nécessaire de rabattre l'arbre fortement. Faites sept fois le tour des arbres avant de démarrer votre engin.
Il faut que vous visualisiez mentalement la silhouette future de l'arbre. Si vous n'y parvenez pas, rangez vos outils et allez visiter les oliveraies de votre secteur. N'hésitez pas à demander
conseil. Méfiez-vous quand même des "je-sais-tout" qui vous proposeront d'effectuer ce travail en échange du bois. Celui qui rabat un olivier doit être celui qui le reformera les années
suivantes.
La taille de formation d'un arbre en gobelet
Dès le premier été, sélectionnez la branche qui formera le tronc et coupez à la hauteur désirée.
Au printemps qui suit, supprimez les pousses inférieures.
Un an plus tard, coupez les bouts des charpentières pour initier le deuxième étage de végétation.
S'il est correctement arrosé et nourri, l'olivier réagira fortement dans le courant de l'été, éliminez tous les gourmands.
Au troisième printemps, on forme un étage supplémentaire de végétation.
L'olivier, formé en gobelet, est prêt à fructifier.
Par LE CLOS D'OLIVIER
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Lundi 7 septembre 2009
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10:14
Le choix de l'écusson
Il faut veiller à choisir un écusson à prélever dont l'oeil est bien visible.
L'oeil est bien visible : c'est un bon choix.
L'oeil n'est pas visible : c'est un mauvais choix.
Le greffage
Le greffage se fait en mai ou première quinzaine de juin. Il faut que tous les végétaux soient bien en sève, l'écorce se décollant sans résistance.
Le but de l'opération est de débiter un demi-cylindre contenant un oeil viable :
Pour cela, on pratique une incision horizontale, sur la moitié du diamètre, au-dessus de l'oeil :
puis dessous :
Puis une incision verticale à gauche et à droite pour finrir la découpe du demi-cylindre :
que l'on extrait à l'aide de la languette de l'écussonnoir. Il ne doit y avoir aucune résistance lors de l'extraction. Un rameau qui ne serait pas assez en sève mettrait en péril l'opération.
Après avoir coupé les branches latérales du porte-greffe depuis le sol jusqu'à la zone que l'on souhaite greffer, on applique l'écusson contre l'écorce du porte-greffe (délicatement car il risque
de se briser).
A l'aide de la lame de l'écussonnoir, on va trancher le porte-greffe de façon à dessiner une entaille épousant la forme de l'écusson : un coup de lame en haut, en bas, à droite et à gauche.
L'empreinte de l'écusson à plaquer est débitée dans le porte-greffe.
On extrait la découpe à l'aide de la languette de l'écussonnoir. Tout comme pour l'extraction de l'écusson, la découpe doit s'enlever sans résistance et sans fragments adhérents, tout devant être
très en sève.
On plaque l'écusson dans la découpe du porte-greffe.
On procède à la ligature en laissant juste dépasser l'oeil et le pétiole.
Au-dessus du placage, on réalise une incision annulaire, de 1 à 2 mm de hauteur, sur la totalité du diamètre. Cela a pour but de favoriser la concentration de sève au niveau du placage. En cas
d'échec de la greffe, le cal cicatriciel de cet anneau se formera suffisamment rapidement pour ne pas mettre en péril la partie supérieure de la branche.
Voilà l'opération terminée.
Si tout se passe bien, en août, l'oeil doit partir en végétation.
Le porte-greffe sera sectionné alors entre le placage et l'incision annulaire, durant l'hiver (plaie à mastiquer).
Un an après la photo précédente :
Astuce pour éviter des échecs de greffes à cause de poussières ou salissures des bords du greffon :
Ouvrir sur le porte-greffe une "fenêtre" plus petite que le greffon, faire le rapprochement, puis recouper le greffon à la bonne taille de la fenêtre. Ainsi, la partie intérieure du greffon et
ses bords ne sont plus remanipulés et parfaitement ajustés.
Par LE CLOS D'OLIVIER
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Lundi 7 septembre 2009
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09:58
Je réponds à la question de Monsieur LEMORT Jean-Claude :
Monsieur,
Merci pour la question que vous m'avez envoyée par le formulaire de contact.
Ne me faites pas parvenir vos photos, je sais de quoi il s'agit, du moins je pense savoir ce qu'ont les oliviers dont vous parlez.
- Soit il s'agit de noyaux, déféqués par les oiseaux, qui ont pris racine,
- Soit il s'agit d'arbres qui ont gelé en 1956 et qui repoussent par le porte-greffe (ce sont certainement des oliviers sauvages).
La solution :
- Tailler les branches le plus bas,
- En février, laisser un tronc principal avec 4 branches pour former un gobelet.
- En mai et en pleine floraison, prévoir un greffage sur chaque branche. Sur l'écorce faire un greffage à l'écusson (voir articles "Le greffage en placage d'écusson de l'olivier" et sur la taille
fruitière "La taille de formation d'un arbre en gobelet").
Par LE CLOS D'OLIVIER
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Jeudi 11 juin 2009
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/2009
14:34
Je réponds à la question d'un visiteur de ce jour car la question n'ayant pas été posée dans "Commentaires" au bas d'un article, je ne
peux y répondre à la suite comme je le fais à chaque fois et cela pourra peut-être servir à d'autres personnes intéressées par le même sujet.
Question de Monsieur J. S. (département 26) :
Bonjour,
Je possède un olivier appelé aussi la tanche, qu'un producteur de Nyons m'a offert, cette arbre n'a que quelques années, mais n'a pas jamais eu d'olives, faut-il le couvrir l'hiver pour éviter le
gel, que faire pour la polénisation ?
Très cordialement.
Ma réponse :
Monsieur J. S.,
Je ne sais pas si votre arbre est en pleine terre ou en pot, mais ce que je peux vous dire, c'est que la Tanche est un arbre vigoureux, il résiste donc au froid. Cependant, comme tout olivier,
des températures inférieures à - 8 ou - 10 degrés au-dessous de zéro causent déjà des dégâts aux jeunes pousses. Vers 12 - 15 degrés au-dessous de zéro, la charpente entière peut être
détruite.
L'olivier (en pot ou bonsaï) ne supporte pas l'air sec et confiné d'un logement. Il faut le laisser dehors en permanence, même en hiver. Il faut qu'il soit placé à un endroit à l'abri du vent,
sous un préau, un jardin d'hiver ou une tonnelle... mais toujours en pleine lumière. Si les températures sont inférieures à - 10 degrés pendant plusieurs jours, il vaut mieux rentrer votre
olivier dans un garage près d'une fenêtre ou dans une entrée non chauffée mais éclairée par la lumière du jour. Ensuite, dès que les températures augmentent à l'extérieur, vous pouvez le
ressortir.
En hiver, s'il fait vraiment froid, je vous conseille de protéger votre olivier à l'aide d'un voile d'hivernage en polypropylène non tissé très résistant ; celui-ci protège l'arbre et évite
ainsi la condensation qui pourrait engendrer des moisissures. Il est toutefois déconseillé de le laisser en place pendant toute la durée de l'hiver, il est donc conseillé de le retirer dès que
les températures sont devenues plus clémentes.
Concernant la pollinisation, le Cornicabra est un très bon pollinisateur, mais pour la Tanche je vous conseille plutôt le Cayon qui est originaire du Var. D'ailleurs, je l'ai cité dans mon
article sur la Tanche dans la rubrique "Variétés d'oliviers".
J'espère avoir répondu à vos questions.
Bien cordialement.
Par Ghyslaine BERGE-RODET
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Vendredi 3 avril 2009
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/2009
15:56
Cela faisait un petit moment que je n'étais pas venue donner de nouvelles informations sur le sujet des oliviers et
l'huile d'olive. J'ai préparé quelques articles et pages utiles qui seront portés à votre connaissance dès aujourd'hui et les prochains jours, semaines et mois à venir.
Je vais essayer de vous donner le maximum de renseignements possibles et d'ailleurs, si vous avez des suggestions d'articles, je suis preneuse, même si j'ai déjà tout un tas de sujets à traiter à
l'avenir, comme par exemple l'huile d'olive dans le monde, l'huile d'olive et la cosmétique, de nouvelles recettes à l'huile d'olive...
Merci d'avance pour vos suggestions. Je ferai en sorte de vous transmettre les infos et de rédiger des textes en rapport avec le(s) sujet(s) que vous souhaitez voir sur mon blog.
A vos idées !
Par Ghyslaine BERGE-RODET
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Vendredi 13 mars 2009
5
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/2009
12:09
Le casting Kiabi étant terminé depuis le 09 mars 2009, je tiens à remercier à nouveau toutes celles et tous ceux qui ont voté pour ma fille. La liste des gagnants
est désormais affichée sur le site de Kiabi ; ma fille n'a pas gagné mais l'essentiel est d'y avoir participé.
Peut-être une prochaine fois... mais avec un (ou des) critère(s) de sélection différent(s), car gagner uniquement en fonction du nombre de votes (ce qui était le cas pour ce casting), je ne
trouve pas cela très juste finalement. J'avais pu voir que certains avaient plus de 400 et 500 votes ! C'est plutôt difficile, à moins d'avoir une famille nombreuse et des amis partout en France
et dans le monde, de voter autant de fois, ou d'avoir beaucoup d'adresses mail différentes si ceci n'est pas contrôlé par l'agence qui propose le casting.
Pas trop déçue car ce n'était qu'un jeu finalement et ce n'est que partie remise. Elle a eu tout de même pas mal de votes depuis son inscription en janvier.
Voici les gagnants et gagnantes :
http://jeux.lagencetorich.com/kiabi_casting/?geno=236573&geca=1&geex=Fille&id_cp=136777
Par Ghyslaine BERGE-RODET
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