Samedi 26 juillet 2008
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Les derniers étages des immeubles récents abritent souvent des jardins extraordinaires. Ces espaces disposent d'un ensoleillement optimal
qui incite à la culture de plantes méditerranéennes. Pourtant, ces terrasses subissent des conditions sévères.
Le froid et le vent
La vitesse du vent augmente très rapidement avec l'altitude, il en est de même pour le froid.
Par contre, il ne faut pas négliger la chaleur interne de l'immeuble qui s'évacue par le haut et qui crée une bulle d'air chaud au sommet des bâtiments.
Il faudra toujours choisir l'emplacement des oliviers en fonction de ces contraintes, les isoler des vents dominants par des haies, les implanter dans les endroits les plus ensoleillés et, si
nécessaire, les adosser à un mur clair et chauffé.
L'étanchéité
Les racines d'olivier sont très fines et avides d'humidité, elles forment un chevelu dense qui profitera du moindre interstice entre les couches d'étanchéité pour faire son chemin et compromettre
l'imperméabilité à terme de la toiture terrasse.
Les composés bitumineux des revêtements d'étanchéité deviennent rapidement assimilables par les racines et se décomposent en une quinzaine d'années. Une surcouche en ciment permet d'isoler les
végétaux de ces sources de nourriture pendant beaucoup plus longtemps.
Le drainage
Si les terrasses jardin sont mal drainées, plusieurs centimètres d'eau stagnent au-dessous de la couche drainante. Les premières années permettent une bonne humidité du sol, mais lorsque les
racines atteignent l'eau stagnante, commence la catastrophe : l'olivier jaunit et perd peu à peu toutes ses feuilles. Un curage des orifices d'évacuation règle souvent le problème.
La transplantation
Nous avons vu que les oliviers renaissaient même après l'enterrement de leur souche, ces arbres font également preuve d'une exceptionnelle capacité de reprise après une transplantation. Cet atout
est primordial pour une plante de terrasse jardin qui est souvent appelée à être déplaçée lors des travaux de réfection d'étanchéité ou de façade.
L'essentiel est de procéder au début du printemps. Creusez tout d'abord jusqu'au fond de la jardinière (en évitant bien sûr de dégrader l'étanchéité), puis cernez la motte avec une bêche bien
affûtée. L'idéal est de replanter immédiatement (mais vous pouvez également la conserver en jauge) la motte recouverte de terre, de sable ou de terreau en attendant la fin des travaux.
L'essentiel est de conserver une certaine humidité autour des racines qui vont se former pendant l'année suivante. Une bonne taille permettra de respecter l'équilibre entre feuillage et système
racinaire.
Par Ghyslaine BERGE-RODET
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Publié dans : oléiculture
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