"L'oliveraie héraultaise, en plein essor depuis la dernière guerre mondiale, est victime, en février 1956, d'un gel très grave. Une catastrophe comparable à celle de
1709 et dont elle ne se relèvera pratiquement pas, malgré de gros efforts de reconstitution.
Sur l'ensemble du territoire départemental, plus de la moitié des arbres meurent ou doivent être recépés ou couronnés. Pour les sites les plus touchés, aucune récolte n'est alors envisageable
avant trois ans. Les plants des pépinières ayant également gelé, les oliveraies sont reconstituées selon une méthode très ancienne : la replantation au souquet (morceau de bois détaché de la
souche).
Bien que l'Etat accorde des primes afin d'encourager les agriculteurs à replanter les vergers, l'olivier cède du terrain : dans certains secteurs du département, il disparaît pratiquement du
paysage.
Avant 1956, il existait dans l'Hérault sept coopératives : Aniane, Clermont-l'Hérault, Claret, Lodève, Pignan, Roquebrun et Saint-Chinian. Après la catastrophe, seule l'Huilerie coopérative
départementale de Clermont-l'Hérault restera ouverte : elle traitera les olives de l'ensemble du département. Elle reste aujourd'hui l'une des plus grosses coopératives de France avec 2 000
adhérents. Deux moulins privés ont ouvert leur porte plus récemment, l'un à Saint-André de Sangonis en 1986, l'autre à Combaillaux en 1997".
Article paru dans le Journal.