La situation de la Grèce est tout-à-fait différente de celle des deux géants que sont l'Espagne ou l'Italie. L'huile d'olive était
pourtant l'un des fondements de la culture grecque. La place des oliveraies s'était considérablement amenuisée dans la seconde moitié du XXe siècle, alors que le pays s'urbanisait à toute
vitesse.
La Grèce a retrouvé le chemin des oliviers depuis un peu plus de 20 ans. La production fournie par des plantations encore jeunes progresse régulièrement depuis l'entrée du pays dans l'Union
européenne. Aujourd'hui, on dénombre environ 80 millions d'arbres distribués sur près d'un million d'hectares en production.
Les vergers se concentrent en Chalcidique et en Thessalie, et surtout dans le Péloponnèse et certaines îles, dont la plus importante est bien sûr la Crète.
La production grecque est constituée, pour la plus grande part (85 %), d'huile d'olive vierge extra, le reste se répartissant équitablement entre vierge, vierge courante, vierge lampante. Malgré
l'exiguïté des terrains agricoles, les oliveraies peuvent couvrir des étendues considérables, notamment dans la région de Delphes où, face au site antique, c'est une véritable mer d'oliviers qui
s'ouvre aux visiteurs.
Environ 2 800 moulins se répartissent sur tout le territoire, où l'on trouve plus de 100 variétés d'olives cultivées.
En 2002, les Grecs produisaient 12 huiles d'appellation d'origine protégée (AOP). Les Grecs (le peuple crétois en fait partie) consomment énormément de leur huile. Si l'on prend la quantité
utilisée par habitant, ils sont de loin les plus grands consommateurs d'huile d'olive, devant l'Espagne et l'Italie.